Ils lavent les couches et les livrent à domicile

Le calvaire des couches. Non contentes d’être chères et toxiques, les jetables représentent une masse de déchets considérable. Un enfant de 0 à 3 ans consomme chaque jour entre 2 à 8 couches selon son âge. Multiplions par le nombre d’enfants nés en France entre 2014 et 2016, puis par le nombre de jours dans une année. Nous arrivons à un total de 2,01 milliards de couches consommées par an dans l’Hexagone uniquement.

À part de rares marques écologiques, les couches sont non compostables, non biodégradables et non recyclables. Leur incinération crée des émanations de dioxine, un gaz toxique. Plusieurs substances néfastes les composent, relevait une enquête récente de 60 millions de consommateurs.

Faire laver ses couches lavables

L’une des rares solutions consiste à utiliser des couches lavables. Mais elles impliquent un investissement considérable en terme de temps, puisqu’il faut bien les laver, ces couches. L’écologie, ça se mérite.

Une jeune entreprise, repérée par le journal We Demain, propose de livrer des couches réutilisables à domicile, de reprendre celles usagées, de les laver et de les rapporter. Tout ceci à vélo. Ecolo jusqu’au bout des fèces. « Ma petite couche » a été créée en avril 2017 par Antoine de Chambost et Philippe Gaillard.

Pour le moment, seuls les habitants d’Issy-les-Moulineaux (92) peuvent s’abonner, mais les entrepreneurs entendent élargir leur offre ces prochains mois. La jeune pousse s’est inspirée des modèles alsacien, belge et canadien.

Norme allemande

Les Parisiens proposent des culottes en microfibre, dans lesquelles sont cousues « une poche étanche en polyuréthane, qui maintient un absorbant lavable, et un voile en cellulose que l’on pose par dessus et que l’on jette, détaille We demain. Les tissus utilisés répondent à la norme allemande Oeko tex 100, qui garantit que les textiles sont exempts de produits toxiques pour le corps et pour l’environnement. »

Les couches usagées sont nettoyées dans une structure qui offre du travail aux personnes en situation de handicap (Esat). Parmi les six familles à l’essai ces derniers mois, toutes ont souhaité continuer malgré une différence de prix notable de l’ordre de 4 à 28 centimes d’euro par couche. La prochaine étape écolo-réaliste sera sans doute de ne pas faire porter de couches à son enfant, comme le racontait un couple de médecins américains au début de l’été.

Source : Huffigton Post

 


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